Discussion: BD (Bob Dylan)
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Vieux 11/10/2005, 00h35
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Saluuuutttttttt !!!!!

Citation:
A l'époque je ne pense pas qu'il avait pour nom 29 et j'aimerai avoir une petite info de lui si c'était lui ou de quelqu'un d'autre un peu fan de Dylan.
Oui il s'agissait de moi... J'ai opté pour Léo29 !

Citation:
Dave Van Ronk.

Ce dernier nous a expliqué au milieu du concert (environ 30 personnes les 2 fois) que c'est lui qui avait dit à Bob Dylan de monter sur scène.
Je ne peux le contredire ou aller dans son sens. Un homme peut rencontrer beaucoup de gens ou d'évènements qui peuvent les amener à faire ou tel chose. Personnelement je ne crois pas que ce soit le seul facteur décideur.
Il est aussi dit que c'est Joan Baez qui a fait découvrir Bob Dylan sur une plus grande échelle. Ceci est vrai mais ça serait simpliste d'attribuer ça à une seule personne. Même si on ne peut négliger son influence sur Bobby,
Woody Guthrie a été le plus important puisque étant son père spirituel.


Citation:
-est-ce que Bob Dylan à enregistré cette chanson?
Il a enregistré cette chanson sous le nom de "Song To Woody" présente dans son premier album appelé tout simplement "Bob Dylan" (1962).
Cette chanson est dédiée avant tout à Woody Guthry mais je serais incapable de te dire si il en a fait cadeau à Dave Van Ronk.
Là encore, je peux revoir ça dans mes archives....
(je vais chercher quelques affaires à Toulouse dans peu de temps).

La chanson se nomme aussi, "Letter to Woody". Donc oui, il s'agit de la même.

Citation:
-est-ce que la chanson qui s'intitule ''Song to Woody'' qui est sur le fac-similé ''Tape identification data'' en date du 20 novembre 1961 page 9 du fascicule à l'intérieur du coffret de 3 CD appelé ''fond de tiroir'' est la même ?
Si tu parles de "The Bootleg Series vol 1, 2, 3. La chanson n'est pas présente. En revanche, il y a bien the "Last Throughts On Woody Guthrie" sur le volume 1. Ce sont les dernières pensées sur Woody Guthry. En voici la traduction :


Ce fut sans doûte le plus bel hommage (le 12 avril 1963), le concert à Town Hall. Note : Il chante pas, il cause.

Quand ta tête n'est plus que méandres, quand ton esprit est engourdi
Quand tu te juges trop vieux, trop jeune, trop malin ou trop bête
Quant tu es à la traîne, quand tu as l'impression d'avancer
Au ralenti dans cette vie pareille à une course éperdue
Peu importe ce que tu fais si tu renonces
Si le vin n'emplit pas entièrement ta coupe
Si le vent te pousse de biais et que d'une main tu résistes
Tandis que l'autre glisse déjà et que disparaissent les sensations
Et que le convoi de tes machines à feu a besoin d'une nouvelle étincelle pour se rallumer
Que le bois est facile à trouver mais que tu es trop fainéant pour aller à sa recherche
Que le trottoir t'achemine vers des tournants, que le rue est trop longue
Que tu commences à faire marche arrière tout en sachant que c'est une erreur
Que la solitude te gagne au fur et à mesure que s'efface le jour
Et que demain matin paraît si loin encore
Que tu sens les rênes de ton cheval te glisser des mains
Que les cordages échappent à tes mains ruisselantes
Que le désert offert au soleil et les vallées éternelles
Se transforment en quartiers de seconde zone et allées jonchées d'ordures
Que le ciel expulse l'eau qui dégorge alors des égouts
Que les éclairs sont la seule lumière et qu'éclate le tonnerre
Que les fenêtres s'ouvrent, se ferment puis se cassent et que tremble le faîte du toit
Que le monde entier n'est plus que bruits et fureurs
Que les minutes de soleil ne sont plus que tempête
Alors, parfois tu te dis
"J'ignorais que ce serait ainsi
Pourquoi ne m'ont-ils rien dit lorsque je suis né"
Le froid t'envahit et tu sautes pour te réchauffer
Tu cherches ce que tu n'as pas encore vraiment trouvé
Tes genoux s'enfoncent dans l'eau sombre et tes mains s'agitent dans l'espace
Le monde entier, lui, te regarde fixement par l'entrebâillement d'une fenêtre
Ta petite amie te quitte, s'envole vers des ailleurs
Ton cœur se sent malade à la façon d'un poisson qu'on fait frire
Tes mains laissent échapper le marteau piqueur sur tes pieds
Tu en as méchamment besoin mais il est tombé dans la rue
Les cloches raisonnent bruyamment mais tu n'en entends pas les battements
Tu penses que tes oreilles ont du être blessées
Ou que tes yeux ont été ternis à s'aveugler la vue de cette crasse
Que tu te figures avoir échoué à la course d'hier
Quand tu as été grugé, que tu as cru posséder une quinte floche
Alors que tu ne tenais que trois dames
Ca te rendait fou, ça te rendait mauvais
Comme d'être au cœur d'un exemplaire de Life
Rebondissant à la façon d'une balle de flipper
Tu avais quelque chose à l'esprit, quelque chose que tu voulais dire
Et qu'il faudrait quelqu'un, quelque part pour l'entendre
Mais ces pensées ne trouvaient pas à s'exprimer, et étaient enfermées dans ta tête
Et tout ça te tourmente lorsque tu es allongé sur ton lit
Et quoi que tu fasses, ça ne sort pas
Tu as peur en ton âme de pouvoir l'oublier
Tes yeux sont baignés des larmes contenues dans ta tête
Ton oreiller de plumes prend allure de couverture de plomb
La gueule du lion s'entrouvre et ton regard fixe ses dents
Et sa mâchoire se referme sur toi
T'aplatissant le ventre, les mains attachées dans le dos
Tu aimerais n'avoir jamais emprunté cette déviation
Et tu te dis simplement, que suis-je en train de faire
Je marche sur cette route, j'avance sur cette piste
J'erre dans ces dédales
Je me ballade sur ces sentiers, je prends la mesure de l'espace
Je respire cet air
Ma confusion est-elle si grande? Ma confusion est-elle si profonde
Pourquoi suis-je en marche, dans quelle direction vais-je
Quels sont mes mots, quelles sont mes connaissances
Dans cette guitare que je gratte, dans la fragilité de ce banjo
Dans les accords de cette mandoline, dans ces chansons que j'interprète
Dans ces mélodies que j'entonne, dans ces mots que j'écris
Dans ceux qui disent mes pensées
Dans ce flot d'heures qu'à chaque fois j'avale
Qui suis-je en train d'aider, qui suis-je en train de briser
Que puis-je donner, que puis-je prendre
Mais tu essayes avec ce que ton âme a de mieux
De ne jamais penser ainsi, de ne jamais laisser
Ces pensées gagner du terrain
Ou te broyer le cœur
Mais très rapidement, tu sais pourquoi elles rôdent là
A l'affût d'une chance pour se faufiler et te tomber dessus
Puisque parfois tu les entends lorsque les heures nocturnes s'approchent rampantes
Et tu redoutes alors qu'elles te privent de sommeil
Tu sautes de ton lit au dernier chapitre de tes rêves
Sans pouvoir te rappeler du plus profond de tes pensées
Si tu étais celui qui criait dans ce rêve
Tu sais avoir besoin de quelque chose de particulier
Tu sais qu'aucune drogue ne hâtera ta guérison
Aucun alcool de ce pays pour stopper les saignements de ton cerveau
Et tu as besoin de quelque chose de particulier
Ouais, tu as vraiment besoin de quelque chose de spécial
Tu as besoin d'un train volant et fulgurant suivant la piste d'une tornade
Pour te précipiter ailleurs, et te renvoyer de même
Tu as besoin d'un vent de cyclone pour une énorme machine à vapeur
Qui claquerait, mugirait et soufflerait à jamais
Qui connaîtrait tes difficultés cent fois voire plus
Tu as besoin d'un bus Greyhound qui ne limite pas sa course
Qui ne se rit pas de ton apparence
De ta voix ou ton visage
Et quelque soit le nombre de paris contenus dans le livre
Qui roulerait longtemps après la folie de la musique bubblegum
Tu as besoin de quoi ouvrir de nouvelles portes
Pour te montrer ce que tu as déjà vu
Mais que tu as pourtant négligé des centaines de fois et plus encore
Tu as besoin de quelque chose pour t'ouvrir les yeux
Tu as besoin de quelque chose qui te fera savoir
Que c'est toi et personne d'autre qui possède
Cet endroit où tu te tiens debout, cet espace que tu occupes
Que le monde ne va pas te battre
Que tu ne vas pas te faire aplatir
Qu'il ne pourra pas te rendre fou quel que soit
Le nombre de coups que tu auras reçu
Tu as décidément besoin de quelque chose de particulier
Tu as besoin de quoi faire naître l'espoir
Mais l'espoir n'est rien d'autre qu'un mot
Que peut-être as-tu déjà prononcé ou bien même entendu
Dans quelque coin venteux à l'angle d'un carrefour étroit

C'est pourtant ce dont tu as besoin mec, méchamment besoin
Ton problème c'est que tu le sais trop bien
Parce que tu regardes et tu commences à frissonner

Parce que la réponse n'est pas sur un billet de cent
Pas plus que sur le débord de la fenêtre de Macy
Pas plus que sur la carte routière d'un gamin riche
Pas plus que dans la maison d'étudiants d'un gamin gras
Pas plus que dans les blés en germe d'Hollywood
Pas plus que sur cette scène mal éclairée
Habitée par un comédien à moitié malin
Déclamant avec véhémence, tempêtant pour finalement prendre ton argent
Et tu trouves ça drôle
Non, tu ne la trouveras pas dans aucun night club ou yacht club
Pas davantage que dans les places accordées par un club sélect
Et certain tel l'Enfer, tu en viendras à dire
Que quels que soient les efforts fournis
Tu ne trouveras rien dans ton ticket déchiré
Pas davantage que dans ces rumeurs qui te viennent des autres
Ni dans ces lotions purifiantes qu'on te vend
Ni dans ces maisons prêtes à monter
Où sous le chemisier de la première star de film venue
Pas plus que sur un terrain de golf
Oncle Rémus ne pourra te dire, pas plus que le Père Noël
Pas plus que dans les parfums de la gomina, ou dans d'alléchants vêtements de coton
Pas plus que sur ces mannequins de Prisunic ou dans ces abrutis du bubblegum
Ni dans le bruit de marshmallow des voix gâteau au chocolat
Qui frappent et tapent en papier-cadeau de Noël
A dire j'suis pas joli, j'suis pas mignon, regarde ma peau
Regarde ma peau briller, regarde ma peau rougir
Regarde ma peau sourire, regarde ma peau pleurer
Quand tu n'as même plus la sensation que tous ont une âme
Tous ces gens si mignons dans leurs rubans et leurs nœuds
Non, ni aujourd'hui, ni un autre jour
Tu ne la trouveras sur les seuils de papier mâché
A l'intérieur ces gens faits de mélasse
Qui un jour sur deux s'achètent de nouvelles lunettes de soleil
Et elle n'est pas dans les généraux cinquante étoiles ni les imposteurs explosés
Qui te donneraient pour un dixième de centime
Qui soufflent, éructent, plient puis se fissurent
Et avant que tu puisses compter jusqu'à dix
Le font à nouveau mais cette fois-ci dans ton dos
Mon ami
Ceux-là mêmes qui dirigent, font les affaires qui tournent et virevoltent
Et jouent les uns avec les autres dans un monde de boîtes à sable
Tu ne trouveras rien non plus chez ces idiots sans talent
Qui courent partout en jouant aux braves
Et qui édictent les règles pour ceux qui ont du talent
Pas plus que chez ceux qui n'ont aucun talent mais pensent en avoir
Et qui croient te tromper
Ceux qui ont pris le wagon en marche
Pour un instant, parce qu'ils savent que c'est ce qu'on attend
Pour s'amuser, et en sortir vite
Et se faire un max de fric et de nanas
Tu hurles à toi-même jetant ton chapeau à terre
"Dieu, ai-je à être identique
N'y a t-il personne ici bas qui sait ma raison d'être
N'y a t-il personne pour comprendre ce que je ressens
Dieu Tout Puissant
CA NE PEUT PAS ETRE LA REALITE"

Non, mais ce n'est pas ton jeu, encore moins ta race
Tu ne peux entendre ton nom, ni voir ton visage
Alors tu dois chercher ailleurs
Et où trouver cet espoir que tu cherches
Où regarder pour voir cette lampe brûler
Où regarder pour voir jaillir la source intarissable
Où regarder pour trouver la lueur de cette bougie
Où trouver cet espoir que tu sais être là
Oui là, quelque part
Tes jambes ne peuvent pourtant suivre que deux routes
Tes yeux ne peuvent regarder qu'au travers de deux fenêtres
Ton flair ne peut pressentir que deux couloirs
Tu peux toucher, tordre
Et tourner deux poignées de porte
Ou bien tu rejoins l'église de ton choix
Ou bien tu vas à l'hôpital de Brooklyn
Tu trouveras Dieu dans l'église de ton choix
Tu trouveras
Woody Guthrie à l'hôpital de Brooklyn

Ce n'est que mon avis
Je peux dire vrai ou me tromper
Tu trouveras les deux
Dans le Grand Canyon
Au coucher du soleil


Citation:
qu'il avait écrit pour Woody Guthrie qui était à l'hopital et qu'il voulait aller voir


La transition est bonne puisque Dylan a eu l'occasion de le voir à l'aube de sa mort sur son lit d'hopital. Dylan était fasciné par cet homme au point de lui demander comment il faisait. Woody lui a répondu qu'il n'était qu'un homme... C'est un peu près ça je crois.


Citation:
Bob Dylan était venu le voir au ''village'' (prononcer villèdge ??) pour lui chanter une composition qu'il avait écrit pour Woody Guthrie qui était à l'hopital et qu'il voulait aller voir.
Je ne sais pas. Peux tu me dire quelle date il t'a donné. Serait il à la même époque où il jouait à l'underground cavern à "Greenwich Village". Notemment comme un 19 septembre 1960, où le billet était à 3 dollars (moins cher qu'un concert de U2). Une partie de la recette était versée aux gens de couleurs (The national association for the advancement of Colored people). Le concert commencait à minuit.... Mais bon, je ne sais pas si c'est cette date là... Il faudrait que je revois ça dans mes bouquins qui sont restés à Toulouse.

Je reviendari donc pour éclaircir ces quelques petites points...

@+

Léo29







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