Aujourd'hui, grâce à une maîtrise d'un bout à l'autre de la chaîne de production, le Relief devrait trouver enfin une place plus stable.
Les années 90 ont été le début du renouveau du Relief.
Après plusieurs résurrections plus ou moins marquantes, les choses se précisaient et l'un des problèmes récurant de la technique : la diffusion, devait assez rapidement trouver des réponses probantes et cela grâce aux possibilités du numérique.
C'est également au début des années 90 qu'Alain Derobe (notre formateur du stage au CIFAP), après une longue carrière de Chef-Op, commença à se spécialiser également dans les formats spéciaux, dont le Relief.
Durant le stage nous avons commencé par aborder les différentes possibilités de prises de vues en relief.
Pour cela nous avons utilisé différents outils :
Un module pour caméra côte à côte, afin d'obtenir de grandes bases :
(Très pratique pour les prises de vues en hélicoptère) :
Un module à miroir, afin d'obtenir une base de prise de vue s'étalant de 1 à 65 mm. (jusqu'à 120 mm sur les derniers modèles)
Pour cette session de stage, nous avons utilisé une paire de Canon XL h1 Genlockée, time codée et raccordée en HD-SDI à une paire de vidéo projecteurs de définition SXGA (1400 X 1050 pixels) afin de bénéficier d’une vision stéréoscopique "en direct" des différentes possibilités et réglages des modules.
Bien sûr, d’autres modèles de caméra sont adaptables :
Même la petit grande Rouge s'est prêtée au jeu :
Il est tout à fait possible d'utiliser le format DV :
Mais plus la définition est élevée, et plus le Relief est marquant.
Par la suite, nous avons tourné un petit court en HDV.
A ce sujet, des petits problèmes de reconnaissance de bande, arrivés en post-production, nous ont montré les avantages des systèmes de prise de vues sans bande, peut-être plus pratiques pour ce genre de tournage.
Nous avons travaillé sur station Mac, en utilisant Final Cut et After-effects.
Pour la diffusion, le serveur double flux, était un HDSP (Edouard della Faille) (PC fonctionnant sous Windows XP Pro pouvant lire des fichiers .avi non compressés en résolution Full HD (1920 X 1080)
Ecran métallisé de quatre mètres de base et lunettes polarisées.
Aujourd'hui le passage à la projection numérique en salle, offre la possibilité sans changer d'écran, de proposer à sa clientèle des films en 3D Relief (les lunettes sont le plus souvent actives (à cristaux liquides), et la projection ne réclame qu'un projecteur)
Mais d'autres systèmes, comme les lunettes Infitec (choisies par la Géode) utilisant des filtres "interférométriques" ne réclament également qu'un vidéo projecteur.
Il existe bien sûr des autres moyens de capter et de diffuser le Relief comme par exemple L'Alioscopy qui permet une vision sans lunettes.
Les modules de prise de vue d'Alain Derobe sont en location chez Bogard.
Et un tout nouveau modèle réalisé en collaboration avec P+S Technik vient de sortir :
P+S TECHNIK | Member of 35Digital
Pour ma part, après avoir pratiqué la prise de vues en Relief photographique pendant quelques années, j'aborde avec douceur cette reconversion vers "l'image qui bouge en volume".
Le plus difficile étant de désapprendre des réflexes bien ancrés et des règles de prise de vues en image fixe qui ne fonctionnent plus en image animée.
(Par exemple, en photographie je travaillais en ayant mes deux axes optiques parallèles, pour la prise de vues avec les modules, on opère une très légère angulation afin de « fixer » la fenêtre stéréoscopique et faciliter ainsi le travail de Post-production)
Mais bon, l’aventure s’annonce passionnante.
Visio3