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#1
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| Les films 35 mm Depuis la première projection des films Lumière, le 28 décembre 1895, la largeur de la pellicule n’a pratiquement pas varié. C’est une bande de 35 mm de large que Louis Lumière avait utilisé dans son premier Cinématographe (la même largeur que celle des films qui alimentaient le Kinétoscope d’Edison) et c’est encore une bande de 35 mm de large qui passe dans nos modernes projecteurs de salle. Seules les perforations ne sont pas les mêmes ; les films Lumière comportaient une seule perforation circulaire par image, comme le montre l’échantillon ci-dessous : ![]() Un photogramme de "l'arroseur arrosé". Et comme on peut le voir sur le film chargé dans ce premier Cinématographe : ![]() Nos films actuels ont quatre perforations rectangulaires. (La forme de ces perforations n’est d’ailleurs pas tout à fait la même pour les films qui servent à la prise de vue et pour les copies utilisées pour la projection). ![]() Négatif couleur ![]() Positif Nous verrons, plus tard, que ce film de 35 mm de large a subi de nombreuses modifications, tout en gardant la même largeur… Les formats réduits Dès 1914, F.W. Barnes de chez Kodak envisage de réduire les dimensions de la pellicule pour permettre à des « amateurs » de l’utiliser. Il fait des essais avec une caméra spéciale qui utilise du film 35 mm coupé en deux. C’est J.G. Capstaff qui fut chargé de développement en expérimentant la méthode d’inversion déjà utilisée pour les plaques Autochrome Lumière. Le grain des images se révélant plus fin que celui des films obtenus par copie à partir d’un négatif, il fut décidé de mettre le film «inversible» à la disposition des amateurs. Cependant, pour éviter l’utilisation du film « flamme » coupé en deux et obliger à faire appel au nouveau support en acétate de cellulose, la largeur de 16 mm fut choisie pour ce film réduit. (On appelle « film flamme » l’ancien support en celluloïd, extrêmement inflammable). ![]() Positif 16 mm (muet) Les plus célèbres caméras adaptées à ce format furent : La Victor Ciné Caméra lancée le 15 juin 1923 ![]() Qui fut suivie de beaucoup d'autres, dont la célèbre Ciné Kodak de 1924 ![]() Cependant, si aux USA on a renoncé à utiliser le 35 mm coupé en deux (17,5 mm), cette largeur fut exploitée en France (probablement à partir de 1912). Ce fut le film de prédilection des « projectionnistes tourneurs » qui assuraient les séances itinérantes dans les villages. ![]() le 17,5 mm C’est essentiellement le Pathé Rural qui servait à la projection de ce 17,5. ![]() Le format 17,5 fut interdit, dès 1939, par l’occupation allemande et les copies furent détruites. Il ne resta plus qu’à faire appel au 16 mm pour le remplacer. Un format peu connu : le 28 mm Dès 1912, Charles Pathé qui produisait des caméras et des projecteurs 35 mm, ainsi que des films, inventa un nouveau format réduit : le 28 mm. Comme on peut le remarquer sur le document ci-dessous, ce film ne comportait qu’une seule perforation par image, sur l’un des côtés, pour rendre le cadrage plus facile ![]() ...ainsi que le projecteur Pathé Kok, adapté à ce format. Cet appareil, parfois surnommé « la machine à coudre » était capable de produire son propre courant électrique, grâce à une dynamo actionnée par la même manivelle que celle qui entraînait le film… ![]() La naissance du 9,5 mm, en France Dès 1922, Charles Pathé imagina de découper trois bandes de 9,5 mm de large dans de la pellicule 35 mm pour mettre le Cinéma à la portée des amateurs… ![]() Le 9,5 mm (on peut remarquer la perforation centrale) On vit ensuite apparaître un curieux petit projecteur : le Pathé Baby, spécialement conçu pour ce nouveau format ![]() Puis l’année suivante une caméra adaptée aussi au 9,5 mm ![]() La Caméra Pathé fut rapidement motorisée grâce à un moteur à ressort. ![]() D'abord situé dans un boitier externe, ce moteur fut ensuite incorporé à la caméra qui devint la célèbre Motocaméra Pathé : ![]() La Motocaméra Pathé C’est au format 9,5 qu’était adaptée au début la célèbre Pathé-Wébo, qui fut par la suite proposée en 16 mm et même en Double-Super-8 (un format qui sera évoqué postérieurement et qui se présente sous l’aspect d’un film 16 mm perforé au pas du Super-8 et que l’on coupe en deux après traitement). ![]() Une Pathé Wébo 16 mm. Nous verrons les nombreux autres formats réduits dans la suite de cette étude… Dernière modification par mcr ; 16/07/2005 à 16h21 |
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#2
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Très intéressant ![]() As-tu des infos sur l'évolution des vitesses de prise de vues et de projection ? Je sais qu'à l'origine, le cinématographe devait être tourné à 15 images à la seconde (enfin... c'est la recommandation qui figure dans le manuel des opérateurs du cinématographe, mais comme ils tournaient à la main sur l'air de Sambre et Meuse comme unique régulateur, ça fluctuait largement). Je sais pas quand est arrivé le 16 IPS comme norme du muet, puis comment a évolué la vitesse entre le 16 et le 24, parce qu'il y a bien eu une évolution et pas un passage direct, les films des années qui précèdent l'arrivée du parlant ont sans doute été tourné à 20 ou 22 IPS. As-tu des infos là-dessus ? |
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#3
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La vitesse était effectivement d'environ 15 im/sec si on tient compte du tempo de "Sambre et Meuse" qu'ils fredonnaient ; mais il y avait certainement de grandes fluctuations... Cela ne devait pas avoir une grosse importance car l'oeil est beaucoup moins sensible aux variations de vitesse que l'oreille (il ne serait pas possible de s'accorder de telles libertés avec un film sonore). D'autre part, je crois que la fréquence de 16 im/sec a été choisie à partir du moment où les caméras et les projecteurs ont été motorisés. On a choisi 24 im/sec lorsqu'on a commencé à utiliser le son optique sur film, parce que 16 im/sec ne permettait pas d'avoir une qualité sonore suffisante... Pourquoi 24 et non pas 23 ou 25 ? Je n'en ai aucune idée ! Tu as certainement remarqué aussi qu'à partir de l'arrivée du Super-8, on est passé de 16 im/sec à 18 im/sec... Ceci pour deux raisons : les mouvements sont mieux rendus et le son magnétique sur film est de meilleure qualité. Cependant, la plupart des cinéastes amateurs ont décidé de tourner leurs films Super-8 sonores à la vitesse de 24 im/sec. Bien cordialement. mcr |
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#4
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MCR, merci pour ce petit historique! Est-ce que tu as aussi prévu un petit topo sur le développement de la pellicule? J'ai toujours été un peu embrouillé par les différentes étapes, le positif, le négatif, l'inter-po, l'inter-neg, la copie 0 etc... Merci! |
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#5
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Bonjour Houartna, Il y aura une étude sur les travaux de laboratoire un peu plus tard... Cordialement. |
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#6
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Il est infatigable mcr |
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| Tags: cinema, formats |
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