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Entrelacé et progressif, cadences

Découvrez le fonctionnement du balayage vidéo pour choisir la bonne cadence de prise de vue. Ce guide détaille l'entrelacé, le progressif et les méthodes pour éviter l'effet de peigne.

Animation montrant la différence entre l'affichage ligne par ligne simultané du balayage progressif et l'alternance des lignes paires et impaires du balayage entrelacé. Le schéma et les réglages demandent JavaScript.

Animation montrant la différence entre l'affichage ligne par ligne simultané du balayage progressif et l'alternance des lignes paires et impaires du balayage entrelacé.

Comprendre

L'affichage d'une vidéo repose sur la succession d'images fixes projetées à un rythme régulier. En vidéo progressive, notée « p », chaque vue représente une image pleine et entière, capturée en un seul instant sur l'ensemble des lignes du capteur. À l'inverse, le signal entrelacé, noté « i », divise chaque trame complète en deux demi-images consécutives : la trame impaire qui regroupe les lignes 1, 3, 5, etc., puis la trame paire qui comprend les lignes 2, 4, 6. Ainsi, un flux 1080i50 transmet 50 demi-images par seconde pour reconstituer 25 images complètes.

Historiquement conçu pour économiser la bande passante des téléviseurs à tube cathodique, l'entrelacement crée un décalage temporel entre deux lignes adjacentes lors d'un mouvement rapide. Si un sujet se déplace horizontalement entre l'enregistrement de la trame impaire et de la trame paire, leur superposition directe sur un écran moderne affiche des stries horizontales caractéristiques, appelées effet de peigne. La formule fondamentale reliant la cadence de trames et la cadence d'images pleines s'écrit simplement : cadence des images = fréquence des trames ÷ 2.

Pour diffuser une source entrelacée sur un moniteur informatique ou un téléviseur récent, un algorithme de désentrelacement devient indispensable. Les méthodes basiques se contentent de fusionner les trames au prix d'un flou de bougé, ou de dupliquer les lignes en divisant la définition verticale par deux. Les procédés modernes d'interpolation spatio-temporelle ou d'analyse de mouvement reconstituent les données manquantes pour produire une image progressive nette sans perte excessive de piqué.

Le choix de la cadence influence également la fluidité perçue et la compatibilité internationale. Le standard 24p offre le rendu cinématographique traditionnel, tandis que le 25p ou le 50i correspondent aux normes de diffusion européennes issues du réseau électrique à 50 Hz. Les cadences à 29,97p ou 59,94i répondent quant à elles aux normes historiques américaines et japonaises.

Prenez garde aux conversions de cadence mal maîtrisées. Passer du 24p au 60i nécessite un procédé de « pulldown 2:3 », qui répète alternativement les images sur deux puis trois trames, générant de légères saccades perceptibles sur les panoramiques. Privilégiez systématiquement un flux progressif natif lors du tournage pour préserver la propreté de vos archives et faciliter l'étalonnage.

Exemple travaillé

Vous importez un rush télévisuel enregistré en 1080i à une fréquence de 50 trames par seconde pour l'intégrer dans un montage web en mode progressif.

  1. Le flux source contient 50 demi-images par seconde, soit une cadence effective de 50 / 2 = 25 images complètes par seconde.
  2. Chaque image pleine mesure 1920 × 1080 pixels, mais chaque trame individuelle ne contient que 1920 × 540 pixels réels.
  3. Le moteur de désentrelacement reconstitue les 540 lignes manquantes de chaque trame pour générer une vidéo progressive à 25 images par seconde (25p) ou 50 images par seconde (50p).
  4. Pour un export web classique à 25p, les deux trames temporelles successives sont interpolées pour former 25 images stables sans artefact de peigne.

La vidéo finale est convertie en 1080p25 sans lignes décalées sur les objets en mouvement.

Questions fréquentes

Pourquoi observe-t-on un effet de peigne sur ordinateur ?

Les écrans d'ordinateur sont progressifs et affichent toutes les lignes en même temps. Si une vidéo entrelacée y est lue sans désentrelacement, le décalage temporel entre lignes paires et impaires devient visible.

Faut-il filmer en 25p ou en 50p pour le web ?

Le 25p offre un rendu standard et léger en bande passante. Le 50p double la fluidité temporelle, ce qui est idéal pour les retransmissions sportives ou les ralentis au montage.

Qu'est-ce que le pulldown 2:3 en vidéo ?

C'est une technique qui convertit un film tourné à 24 images par seconde vers un signal vidéo à 60 trames par seconde (59,94i) en distribuant alternativement les images sur 2 puis 3 trames.

Le mode 1080i est-il encore utilisé aujourd'hui ?

Oui, de nombreuses chaînes de télévision diffusent toujours en 1080i pour optimiser le débit hertzien ou satellite, même si la production migre progressivement vers le 1080p et l'UHD.

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